Le Périple du Scarabée
est un seule en scène entre humour et confidences
sur le handicap invisible.
C’est par le biais d’un personnage au plateau que le handicap est renduvisible, sa réalité, son imprévisibilité, son quotidien et les métamorphosesqu’il oblige. Un personnage en situation de handicap qui rit de sonhistoire sans cacher ses larmes. Ainsi le cirque et le jeu s’entrecroisentpour des moments frôler avec le one- woman-show et, avec simplicité,glisser dans la confidence, la poésie et le ressenti. L’écriture de cettepièce choisit trois grands axes: un premier physique avec une rechercheau cerceau autour d’une contrainte physique, un second vocal avec unassemblage de témoignages mêlés au chant et un dernier écrit quidétourne, transforme ou raconte des émotions, sensations et récits devie personnels et rapportés afin d’en garder des traces.Ce seule en scène est accompagné par la présence d’une interprète enlangue des signes. Elle incarne et traduit le récit sans y pénétrer. C’est un choix politique qui favorise l’accès à la culture des personnes sourdes et/ou malentendantes mais qui vient également apporter une couche poétique supplémentaire au récit.
Année : 2024
Porté par : Julia de Felice
Nombre d’artistes au plateau : 1 artiste et 1 interprète LSF
Distribution : Julia de Félice – artiste
Charline Bernard – interprète LSF
Enjeux féministes : Les enjeux féministes de ce spectacles sont intersectionnels.
C’est d’abord que c’est un spectacle porté par une femme qui raconte son histoire en solo et que c’est déjà quelque chose que d’exposer la vie d’une femme par son propre point de vue.
Le personnage présenté au plateau et donc l’autrice, est une femme, queer et en situation de handicap. Donc une personne à la croisée de nombreuses discriminations.
Pour donner quelques chiffres, seules 45% des femmes en situation de handicap ont un emploi. Les femmes en situation de handicap gagne en moyenne 30% de moins qu’une femme valide et 25% de moins qu’un homme en situation de handicap. Les femmes n situation de handicap sont 2 à 4 fois plus exposées aux violences physiques, sexuelles et psychologiques. Et je ne répèterais pas à quel point la lesbophobie est encore présente dans nos sociétés.
Ce spectacle a pour but de mettre en lumière cette intersectionnalité et les réalités de ses vécus.
Disciplines : Cerceau aérien
Autres médiums : Texte, Musique live, Autre chant
Âge minimum : 7 ans
Durée : 55min
Espace de jeu : Salle, Rue, Chapiteau, In situ
Site : https://cieeclatsdesoie.com
Vidéo : https://youtu.be/sFMtjvLhl3c?si=fAEgiD2oZ_juK-dX
Dossier de présentation : https://kdrive.infomaniak.com/app/share/332906/2f39ac33-e1ea-435a-9cf3-7d64185f69fa
Contact : cieeclatsdesoie@gmail.com
Commentaires : Ce spectacle trouve sa source dans mes années de formation à Arc en Cirque Centre
Régional des Arts du Cirque de Chambéry. C’est le fruit de trois ans de travail artistique
circassien et de travail sur l’acceptation de ma situation de personne handicapée. Pour
ce premier projet, j’ai eu envie de porter la thématique du handicap sur scène, car je
suis directement concernée étant circassienne et handicapée sans que l’une de ces
identités ne surpasse l’autre.
Ayant été formée avec un handicap moteur partiel de la jambe et des douleurschroniques, je veux montrer que tous les corps peuvent faire du cirque et peuventcréer. A une époque où les corps, dans le cirque sont tous les mêmes et dans la sociéténe sont valorisés que s’ils sont normés, j’ai eu envie de mettre en lumière les corpsdifférents, ceux qui dérangent et interrogent. N’est il pas dans l’ADN du cirque d’être accueillant à la différence? Alors il est tant de se le rappeler. Chaque personne face aux épreuves de la vie va devoir s’adapter, et le Scarabéeincarne cette métamorphose du quotidien face à l’adversité. Image poétique d’un long périple à l’intérieur de soi pour trouver comment rebondir etaller de l’avant. Avec ce premier spectacle de la compagnie Éclats de Soie (éclats car ils peuvent êtrebrisés ou sublimes) j’ai à coeur d’amener un cirque animé par une flamme humaineavant tout. C’est en alliant poésie et politique que la Cie travaille à imaginer un cirquesocialement engagé, un cirque conscient.